L’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine après dix sept ans d’existence est devenu un instrument incontournable dans le développement de ses pays membres. Plusieurs segments ont connu des améliorations sur le plan de la politique fiscale, sociale, éducationnelle, infrastructurelle sur la base du PER, sur le système de planification assoupli par l’autocontrôle et l’auto-évaluation.
Elle a été très fortement impulsive du développement visible du secteur public, et des succès enregistrés dans la mise en oeuvre des politiques de restructuration et de relance des secteurs économiques et agricoles. Il en est de même des succès éclatants dans les domaines de l’aménagement territorial et de la gestion des politiques relatives aux établissements humains et aux populations.
Selon une programmation quinquennale glissante, le PER qui se structure en cinq axes stratégiques entend consolider la bonne gouvernance, l’intégration économique, le développement des infrastructures, la création des conditions optimales de l’intégration des appareils productifs, d’une capacitation renforcée des ressources humaines aptes à conduire les programmes préconisés et qui à l’horizon 2015, doivent fondamentalement placer L’UEMOA au coeur du système financier et monétaire continental.
La disposition entretenue par la prospective stratégique permet, une meilleure conduite des processus intégrateurs au sein de l’Union. Pour sa part, le Président Soumaïla CISSE a su créer un climat favorable aux ruptures nécessaires, à la réflexion féconde pour des approches novatrices, aux scenarii de réaménagement et d’adaptation des politiques de l’Union face à l’environnement économique et financier international difficile.
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Le chantier ouvert pour l’effectivité de la libre circulation des personnes et des biens originaires et du droit d’établissement au sein de l’UEMOA avance convenablement, avec l’aplanissement progressif d’un certain nombre d’entraves aux frontières et de réticences internes. L'Union est également en train de se doter d’une politique commune concernant les ressortissants des pays tiers. L’enjeu de cette initiative qui tient à coeur M. Soumaïla Cissé, le président de la Commission de l’UMOA, est de s’ouvrir davantage aux touristes et aux investissements extérieurs.
En faisant de la libre circulation des personnes, des biens et des capitaux et du droit d’établissement et de prestations un des piliers majeurs de la construction et de la consolidation de la communauté d’intérêts dont il est l’acte fondateur, le traité instituant l’Union économique et monétaire ouest africaine confortait, de fait, les ressortissants de ses pays membres dans leur refus des frontières qui les séparaient artificiellement.
La crise qui a fait exploser toutes le places financières du Nord au tournant de l’année 2008 et enfoncé une bonne partie du monde dans une profonde récession s’estompe. Des signes de reprise, dans certaines économies développées et émergentes en attestent. Le phénomène n’avait qu’effleuré les banques et autres établissements de crédit de l’UEMOA. Mais il n’en a pas moins accentué les difficultés structurelles de son économie. En 2010, elle se présente sous un meilleur jour
Les banques et établissements financiers de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine n’ont pas frontalement subi le choc de la crise financière mondiale de ces deux dernières années, parce que évoluant à la marge des connexions spéculatives à son origine. Le paysage bancaire de l’Union est certes constitué, pour une large part, de filiales d’institutions de crédits européennes, française principalement. Mais ces établissements sont très peu dépendants de leurs maisons mères, car ce sont de banques de détail qui collectent l’essentiel de leurs ressources auprès des épargnants locaux.
Depuis plus d’une décennie, la crise énergétique résiste aux actions individuelles et collectives engagées par les Etats de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaines pour en venir à bout. Contre un des plus pernicieux handicaps à la croissance et au développement de son économie, la région entend aller au-delà des solutions d’urgence par la mise en oeuvre d’une « thérapie de choc ». Il s’agit de l’Initiative Régionale d’Energie durable.
Pauvres en ressources fossiles, à l’exception de la Côte d’Ivoire et du Niger qui n’exploitent, l’un son pétrole, l’autre son uranium, que pour l’exportation, les pays de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine souffrent pratiquement tous d’une crise énergétique qui handicape durement leurs efforts de développement.
Vitale à la dynamique des entreprises et pour le bien être des ménages, l’offre d’électricité de la région est des plus médiocres face à une demande exponentielle.
Avec la reprise économique qui se dessine à l’échelle de planète un frémissement appréciable est noté au sein de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine. Elle tend à rompre avec la morosité qui la caractérisait ces deux dernières années. Son taux de croissance st attendu à 3,6% en fin 2010 contre 2,8 l’année d’avant. Mais ce niveau est encore insuffisant, et « le défi majeur est de le « renforcer», comme le rappelle, M. Soumaïla Cissé, le président de la Commission de l’UEMOA.
L’économie mondiale est en train de renouer avec la croissance positive malgré quelques incertitudes pesant notamment sur les plans de relance et la faiblesse de la demande dans les pays avancés. Cette reprise est de fait essentiellement tirée par les économies émergentes, celles l’Inde et de la Chine. Ce regain de croissance au niveau mondial est d’une influence certaine sur le redressement de l’activité économique notée au sein de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine.
Le Programme d’Economique Régional (PER) de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine est fort bien engagé. A ce jour, plus de la moitié des 63 projets retenus sont en cours de réalisation dans les domaines de développement les plus vitaux : infrastructures, énergie, sécurité alimentaire, environnement, développement social, etc.
Assurément, « ce que l’Union a le mieux réussi, c'est la mise en place d’un Programme Economique Régional » apprécie Soumaïla Cissé, aux avant-postes d cette stratégie qui fédère le nouvel élan pris par les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine, depuis une quinzaine d’années.
Année après année, envers et contre tous les obstacles endogènes et exogènes au travers de leur marche vers le développement économique intégré pour le mieux-être de leurs populations, les Etats de l’Union posent résolument les jalons sur lesquels travailler pour lever définitivement toutes les hypothèques sur le devenir de la région.
Après les réformes structurelles préconisées par les partenaires au développement, le Fonds Monétaire International (FMI) en tête, les pays de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine avec une population estimée à 72 millions d’habitants vivant sur une superficie de 3,5 km², ont éprouvé, à la suite des difficultés liées au développement sectoriel « isolé », l’impérieuse nécessité d’une intégration, en 1994, soit 6 ans avant le 3e millénaire naissant.
La mise sur pied des organes et institutions sur des bases à la fois consensuelles et communautaires étant franchie, il s’agissait de procéder à une harmonisation des législations économique, juridiques, fiscales et comptables. L’organisme intégrationniste avait besoin à la Présidence de sa Commission, d’un homme chevronné dans les domaines de l’Economie et des Finances. Le choix fut porté sur le Malien, le panafricaniste de renom, ancien Ministre de l’Economie et des Finances du Mali, l’expert Soumaïla Cissé
Tous ces projets rejoignent, pour la plupart des axes définis au niveau du NEPAD et ont été conçus, particulièrement en ce qui concerne les infrastructures routières, en harmonie avec le schéma de la CEDEAO.
Au départ les échanges intracommunautaires n’étaient que de 7%. Aujourd’hui qu’ils avoisinent les 15%, que doivent faire les pays de l’Union pour asseoir un véritable marché intérieur régional ?
La mise en place du marché régional est un des objectifs majeurs fixés par le Traité en son article 4. La construction du marché commun est basée sur la libre circulation des personnes, des biens, des services, des capitaux et le droit d’établissement des personnes exerçant une activité indépendante ou salariée, ainsi que sur un Tarif Extérieur Commun (TEC) et une politique commerciale commune.
A ce jour, excepté la règlementation sur la libre circulation des services, toutes les autres réformes ont été adoptées et sont en cours d’exécution. La libéralisation totale des échanges, en ce qui concerne les produits originaires est effective depuis l’année 2000, ce qui permet d’atteindre un niveau d’échanges intracommunautaires de l’ordre de 15%, comme vous l’avez dit.
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